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JPOR dec 2017

Retour sur la COP21 ou les efforts à la portée de chacun

Ils sont une cinquantaine de jeunes à avoir répondu présent à l'appel de la Région Pays de la Loire pour couvrir la COP21.

 

L'idée de base était de réunir des jeunes, lycéens et apprentis de la Région afin de les impliquer dans la COP21, pour qu'ils puissent à leur tour sensibiliser d'autres personnes à la problématique du développement durable.

Plusieurs réunions préparatoires ont eu lieu. Il a d’abord fallu nommer le projet, le décrire pour que chacun y trouve son rôle, le faire connaître à travers différents médias, et former un minimum les jeunes car si la motivation ne manque pas, la méthodologie parfois fait défaut.

Au fil des réunions, des échanges de mails et de pêches aux informations, le projet se précise. Le mouvement est baptisé "Wakecop21", et les rôles sont distribués, Sentinelles et Reporters des Pays de la Loire pour la COP21. Encadrés par les Ambassadeurs (d'anciens lycéens et apprentis impliqués dans la sensibilisation des plus jeunes au développement durable) et quelques adultes de la Région, les jeunes Reporters reçoivent une formation rapide sur le maniement du matériel nécessaire à la réalisation d'interviews, et sur la manière de conduire l’entretien. En parallèle, les Sentinelles font leur maximum pour se faire connaître sur les réseaux sociaux, les plateaux télé, les journaux ou radios locales.

L'objectif se précise : pendant les deux semaines de la COP21, les jeunes se répartiront en deux équipes, afin d'écumer les lieux pour obtenir des interviews, destinées à alimenter un journal radio d'une vingtaine de minutes, diffusé à 18 heures chaque soir.

Aurelie Fayolle logo carre COP 21

Le 13 novembre, du fait des événements innommables qui ont été commis, tout déplacement de jeunes dans un cadre scolaire ou périscolaire est interdit en France. Le projet est mis en péril. La COP21 approche tandis que le Plan B se met en place.

Finalement, plus d'une trentaine de lycéens et apprentis ont couvert la COP21 depuis Sillé-le-Guillaume. Le rythme a été revu également, à la place du journal de 20 minutes, une intervention différente a lieu tous les quarts d'heure, de 9h00 à 16h30 chaque jour.

Une nuée frénétique de jeunes prend contact avec des intervenants afin de solliciter des interviews. Ils rédigent des billets d'humeur, des revues de presse, et des journaux de synthèses.

Pendant ces deux semaines, plus de 150 interviews téléphoniques et en direct ont été réalisées auprès de personnalités du monde entier (acteurs politiques, présidents d'associations et ONG, ...) comme de personnes impliquées localement (dirigeants de start up actives dans le développement durable, personnes ayant fait le choix d'autoconstruire leur maison en respectant l'environnement, ...). Une grande partie des entretiens restera accessible en podcast sur le net.

Les jeunes veulent montrer qu'ils sont impliqués dans la problématique du développement durable, et mobiliser d'autres jeunes (et moins jeunes ?) autour de cet objectif : assurer un avenir à notre planète et à ceux qui la peuplent, notamment en sensibilisant les personnes sur le sujet et sur les changements que cela implique.

Ils espèrent que les efforts d'aujourd'hui deviendront les gestes normaux de demain, car si nous ne le voyons pas encore en France métropolitatine, les changements climatiques sont là, et ce sont souvent les peuples les plus pauvres qui en pâtissent. Nous avons eu l'exemple d'un village en Afrique où la sécheresse a eu raison du lac dont les habitants avaient besoin pour subvenir à leurs besoins, ou encore des personnes du Suriname qui subissent des crues régulières depuis que la température augmente, détruisant les rivières et champs de cultures qui leurs procurent la nourriture.

Il est important de modifier nos (mauvaises) habitudes polluantes avant qu'il ne soit définitivement trop tard, il est primordial de recycler au quotidien (verre, papier et cartons, produits électroniques et électroménagers, plastiques -pourquoi ne pas investir dans une gourde plutôt que d'accumuler les bouteilles d'eau ?). Il est également possible de composter ses déchets organiques. Beaucoup d'entre nous en ont déjà la possibilité à domicile ou sur le lieu de scolarisation ou de travail. On peut choisir des moyens de locomotion moins polluants, en effectuant les courts trajets à pieds, vélo ou transports en commun, et de préférer le train à la voiture pour les longs trajets ; d'adopter du matériel moins polluant lors du remplacement de son véhicule, de sa chaudière ou de ses ampoules électriques ; de consommer 'réfléchi'. Par exemple consommer local ou de saison permet, en plus de stimuler les emplois locaux, de minimiser l'émission de gaz à effet de serre lors du transport des marchandises depuis des zones éloignées. Des gestes tous simples pour économiser l'énergie que nous consommons doivent devenir automatiques, comme couper l'eau ou éteindre la lumière en sortant d'une pièce.

Les manières de participer à cet effort collectif sont nombreuses, et peuvent être originales, car dans la notion de développement durable il y a également une part socio-économique, qui peut nous pousser à choisir d'aider d'autres humains par des moyens inhabituels pour nous (je pense par exemple à Zebunet, ou d'autres associations de ce type).

Bref, chacun d'entre nous peut agir avec ses propres moyens, il suffit d'un minimum de conscience et de volonté !

Aurélie FAYOLLE, apprentie en 2è année de BTS enveloppe du bâtiment, façades étanchéité chez SA ACIEROID.

DIPLMES 2017